“Fourmidable!”

La rareté des éléments nutritifs essentiels des plantes a conduit à l’évolution vers autres stratégies nutritionnelles…

Une exemple c’est la plante carnivore Népenthès bicaralta, qui pousse dans les forêts marécageuses, tourbeuses et bourbeuses de Bornéo. Les népenthès sont des lianes tropicales qui ont inventé un sac : en se vrillant sur elles-mêmes, l’extrémité de leurs feuilles forme une urne surmontée d’un opercule-parapluie. Dans ses bords glissants la plante sécrète et stocke un liquide sucré qui appelle aux insectes, pour se convertir dans une piège mortel où ils tombaient.

Devenir carnivores c’est en effet la solution qu’ont trouvé ces plantes pour disposer d’un apport azoté étant donné que, dans les sols souvent inondés des forêts humides où ils poussent, l’azote est difficilement assimilable par les racines.

Parmi les différents espèces de la famille, il y a une sorte de mouton à cinq pattes, le népenthès à double éperon, ainsi nommé en raison  des deux crochets suspendus à son opercule. Cette plante a des particularités curieuses : il est moins douée pour la chasse que ses cousines… C’est-à-dire que les parois de ses urnes ne sont pas aussi glissantes, son sac n’a pas la viscosité nécessaire pour que les insectes ne s’en dépêtrent pas et il n’est pas non plus assez acide pour digérer convenablement ceux qui y sont tout de même morts dans les autres espèces. (D’une autre côté, pour contredire cette faiblesse de genre rachitique, certains spécimens affichent une santé surprenante, en grimpant à 20 mètres de haut…)

Le héros « fourmidable » dans cette histoire s’appelle Camponotus schmitzi, et a pris le népenthès comme sa maison : elle nage dans son sac, elle se délecte de son nectar riche en sucres, prélève sa dîme sur les insectes (autres espèces de fourmis, termites) qui y meurent. Depuis longtemps, les investigateurs pensent qu’il s’agit d’une symbiose, une relation profitable pour les deux qui participent, avec beaucoup d’estimations sur les profits : que la fourmi débarrasse la plante d’un excès de cadavres de proies, que lui protège de la putréfaction ; qu’elle défend le népenthès contre des charançons, que les fourmis aident à la liane à capturer ses proies en les faisant tomber dans des embuscades…

                                                                                       

Après beaucoup d’hypothèses, une équipe internationale dirigé par des investigateurs du laboratoire AMAP ( laboratoire botanique et informatique de l’architecture des plantes ) a publié le 9 mai une étude dans le PLOS ONE montrant que ces services rendus par Camponotus schmitzi ne sont sans doute pas suffisants pour expliquer pourquoi les spécimens qu’elle colonise sont dans une forme éblouissante… On pourrait cependant dire que ce qu’on croit une cause n’est en réalité qu’une conséquence parce que les fourmis s’installent sur les exemplaires de Nepenthes bicalcarata les plus sains et vigoreux. Par rapport aux autres insectes évoluant sur les lianes, les fourmis nommés, (carnivores) situées en haut dans la pyramide alimentaire, ont une teneur en azote 15 (un des deux isotopes stables de l’azote) plus importante que les proies.

Les scientifiques ont constaté un taux anormalement haut de cet isotope dans le népenthès, ce qu’indique que les fourmis contribuent de manière très importante (jusqu’à 76 %) à l’apport en azote.

L’explication réside dans leurs excréments et aussi dans leurs cadavres . Les fourmis pré-digèrent  les aliments que la faible capacité de Nepenthes bicalcarata ne peux pas absorber d’autre manière. Les fourmis ont toit et table ouverte, et les lianes ont un cuisinier excellent pour sa nourriture…

Si l’hypothèse se confirmait, on serait en droit de nier à les népenthès l’appellation de plante carnivore…mais il faut reconnaître que cette combinaison de carnivore et « myrmecotrophie » représente une stratégie exceptionnelle pour la séquestration des éléments nutritifs en terraines difficiles.

Mon avis : J’ai choisi cet article parce qu’il parle d’une place du monde où je crois que la biodiversité qu’existe est énorme : l’Indonésie, un mystère pour moi… Aussi, quand je lis sur ces sujets si concrets, je pense que semble impossible connaître ou nommer, tenter avoir tout en ordre quand on parle de la nature… le chemin de mes pensées finit quand je me trouve avec la conclusion de qu’on sait bien peu de tout. Troublant… Toujours il y a une hypothèse, et puis, autres ; plus de questions, plus de réponses, et à la fin personne peut affirmer qu’il y a une évidence impossible à nier. Comme disait un grand savant… je seulement sais que je ne sais rien…

L’information vient de :

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/05/16/quand-des-fourmis-nourrissent-une-plante-carnivore/

 http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0036179

 

Advertisements
Estas entrada foi publicada en Curso 2011-2012, Medio Ambiente, Ecoloxía coas etiquetas , . Ligazón permanente.

Deixar unha resposta

Please log in using one of these methods to post your comment:

Logotipo de WordPress.com

Estás a comentar desde a túa conta de WordPress.com. Sair / Cambiar )

Twitter picture

Estás a comentar desde a túa conta de Twitter. Sair / Cambiar )

Facebook photo

Estás a comentar desde a túa conta de Facebook. Sair / Cambiar )

Google+ photo

Estás a comentar desde a túa conta de Google+. Sair / Cambiar )

Conectando a %s